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Cancer de l’ovaire : symptômes, diagnostic et traitements

Publié le 13 septembre 2020

Le cancer de l’ovaire est une maladie peu fréquente : diagnostiqué chez 4500 Françaises chaque année, il atteint environ 1 femme sur 70. “Ce n’est pas un cancer de la femme jeune : il se développe plutôt après la ménopause, aux alentours de 55 ans” note le Dr. Magali Provansal, oncologue.

Cancer de l’ovaire : de quoi s’agit-il exactement ?

Petit rappel d’anatomie : l’appareil génital de la femme se compose de deux ovaires situés de chaque côté de l’utérus, de deux trompes de Fallope qui amène l’ovule depuis les ovaires jusqu’à l’utérus, de l’utérus dans lequel se déroule la grossesse, du vagin et de la vulve.

Les ovaires sont situés derrière la paroi abdominale et les intestins : ce sont eux qui contiennent les ovocytes (qui arrivent à maturation sous forme d’ovules, prêts à être fécondés) et qui secrètent les œstrogènes et la progestérone (les hormones féminines).

Cancer de l’ovaire : quelles sont les causes ? Dans 90 % des cas environ, le cancer de l’ovaire résulte de la prolifération anarchique des cellules épithéliales locales : une tumeur se développe – on parle d’adénocarcinome. Plus rarement, ce cancer peut se former à partir des follicules ovariens (on parle alors de “tumeur germinale maligne”) ou du tissu de soutien qui forme le corps des ovaires (“tumeurs du stroma et des cordons sexuels”). “La tumeur se développe rapidement – en l’espace de 3-4 mois environ” précise le Dr. Provansal.

Cancer de l’ovaire : existe-t-il des facteurs de risque ? Environ 10 % à 15 % des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire sont porteuses d’une mutation d’un gène qui favorise sa survenue. Outre la génétique, les femmes qui souffrent d’endométriose, qui ont eu recours à la fécondation in vitro (FIV), qui ont connu une puberté précoce et/ou une ménopause tardive auraient également davantage de risques de développer un cancer de l’ovaire au cours de leur vie.

A contrario, l’utilisation prolongée d’une contraception orale (pilule, par exemple) et l’allaitement diminueraient le risque de cancer de l’ovaire.

Cancer de l’ovaire : quels sont les symptômes ?

“Les symptômes du cancer de l’ovaire sont peu spécifiques, souligne le Dr. Provansal. Les patientes qui en souffrent subissent parfois une longue errance diagnostique qui peut durer plusieurs mois.”

Parmi les “signes d’alerte” du cancer de l’ovaire, on peut citer :

  • Des douleurs abdominales et/ou pelviennes (dans le bas-ventre) diffuses et non-latéralisées – ce qui signifie qu’elles ne sont pas localisées d’un côté du corps,
  • Des troubles du transit : de la constipation ou (moins fréquemment) de la diarrhée,
  • Une augmentation du volume de l’abdomen – qui peut faire penser à une grossesse,
  • Des ballonnements,
  • À un stade plus avancé : de l’ascite, c’est-à-dire la présence de liquide dans la cavité péritonéale.

Cancer de l’ovaire : le diagnostic et les traitements

Diagnostic. Le diagnostic de cancer de l’ovaire est habituellement posé par le médecin gynécologue. “La tumeur est généralement découverte à l’occasion d’une échographie pelvienne ou abdominale, qui révèle la présence d’un kyste hétérogène (composé de liquide et de parties tissulaires) au niveau d’un ovaire” explique le Dr. Provansal.

Le diagnostic est ensuite confirmé à l’aide d’examens d’imagerie médicale (IRM ou scanner), de prises de sang (pour identifier des marqueurs spécifiques au cancer de l’ovaire) et d’une cœlioscopie.

“Réalisée en milieu hospitalier sous anesthésie générale et en ambulatoire (la patiente ne passe pas la nuit à l’hôpital), la cœlioscopie consiste à introduire une petite caméra dans la cavité abdominale (à l’aide d’une incision au niveau du nombril) pour observer les ovaires et réaliser des prélèvements (biopsie) qui seront ensuite analysés en laboratoire” précise l’oncologue.

Traitements. Il existe 4 stades pour le cancer de l’ovaire : “dans la majorité des cas (3 cas sur 4 environ) les patientes sont diagnostiquées au stade 3 ou 4, c’est-à-dire lorsqu’il y a une atteinte du péritoine et lorsque la tumeur a commencé à se diffuser à l’ensemble du ventre” regrette le Dr. Provansal.

“En cas de cancer de l’ovaire, il est nécessaire d’opérer pour retirer la tumeur” explique l’oncologue. Mais lorsque la pathologie est à un stade avancé, il est nécessaire de faire de la chimiothérapie en amont pour réduire au maximum la taille de la tumeur et les lésions tumorales.

“Il y a donc deux possibilités : si la patiente est diagnostiquée suffisamment tôt, on opère puis on fait 6 cures de chimiothérapie (carboplatine + taxol). Si la patiente est à un stade avancé, on fait 3 cures de chimiothérapie, l’opération, puis 3 autres cures de chimiothérapie” développe la spécialiste.

Réalisée sous anesthésie générale et par laparotomie (une technique qui consiste à ouvrir le ventre), l’intervention chirurgicale consiste à retirer l’utérus, les trompes et les ovaires de la patiente : “il est parfois nécessaire de procéder à l’ablation de certains organes atteints par les lésions tumorales : c’est une chirurgie lourde qui est pratiquée dans des centres experts” précise le Dr. Provansal.

Cancer de l’ovaire : et après ?

À savoir. En cas de cancer de l’ovaire, le pronostic est réservé et le taux de mortalité à 5 ans est d’environ 50 %. Le risque de rechute est important : environ 70 %.

Pour limiter le risque de rechute après un cancer de l’ovaire, il existe des traitements d’entretien : chez les femmes porteuses de la mutation génétique BRCA qui prédispose au cancer de l’ovaire (10 % à 15 % des cas), il est nécessaire de prendre de l’olaparib (Lynparza®) pendant 2 ans après la chimiothérapie. Ce médicament anticancéreux diminue de moitié le risque de rechute.

En l’absence de prédisposition génétique, un traitement à base de bévacizumab (Avastin®) peut être proposé à la patiente : celui-ci consiste en une perfusion toutes les 3 semaines pendant 15 mois. En outre, des prises de sang sont réalisées tous les 3 mois pendant 2 ans.

Le conseil du médecin : “pensez à voir votre médecin gynécologue au moins une fois par an, même après la ménopause. Et ne négligez pas un mal de ventre qui ne “passe” pas : une échographie suffit pour écarter le diagnostic de cancer de l’ovaire.”

Merci au Dr. Magali Provansal, oncologue et spécialiste des cancers féminins à l’Institut Paoli-Calmettes (Marseille).

Sources :

  • La ligue contre le cancer
  • Institut National du Cancer

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Source Article from https://www.topsante.com/medecine/cancers/cancer-des-ovaires/cancer-ovaire-symptomes-traitements-diagnostic-638441
Source : Topsante.com

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