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Rencontre avec ceux qui refusent de faire des enfants pour sauver la planète

Publié le 10 février 2019

Depuis le début de cet article, deux bébés sont nés quelque part dans le monde. À la fin de ce texte, ils seront plus de 700, et à la nuit tombée, c’est 244 000 petits êtres humains en plus qui peupleront la Terre. Pour cette raison, Clémentine, 23 ans, a décidé qu’elle n’aurait pas d’enfant. « C’est un choix égoïste  » martèle l’étudiante. Dans un monde qui court à la catastrophe écologique, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas souhaiter donner la vie à un enfant de plus.

« Chaque personne dans sa vie est déjà un impact à lui seul sur la planète » précise Nelly, la vingtaine également. Un bébé en moins, c’est donc un impact en moins. Une bouche en moins à nourrir, un 4×4 en moins sur les routes, un pollueur en moins en définitive.

La jeune femme va même jusqu’à parler « d’hérésie » pour désigner ceux qui souhaitent encore avoir des enfants. Pour cette cheffe de projet agricole, personne n’a demandé à naître dans un monde fini. Car les ressources utilisées pour se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer etc. n’augmentent pas à la même vitesse que se reproduisent les 7 milliards de terriens qui en ont besoin. Elles n’augmentent d’ailleurs pas du tout et s’épuisent à vue d’œil. « Laisser à un enfant un avenir complètement incertain, avec des risques de pénurie d’eau, de nourriture… c’est ce choix qui est pour moi égoïste » défend-elle.

Selon l’ONU, nous serons 9 milliards sur Terre en 2050. Une croissance exponentielle qui peut se mesurer à l’échelle d’une vie. « Une personne née dans les années 1930 a vu la population passer de 2 milliards à 7 milliards ! », remarquent Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans Comment tout peut s’effondrer. Dans cet essai publié en 2015, les deux auteurs posent les bases de la collapsologie, l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle.Très médiatisée fin 2018, cette science transdisciplinaire qui mêle autant la biophysique à l’anthropologie qu’à la démographie a fait beaucoup d’adeptes parmi les jeunes adultes que nous avons interrogés.

Le malaise d’une génération

Le choix de ne pas procréer de cette jeunesse, bercée par les reportages sur la fonte des glaces et la disparition des grands singes, est souvent la traduction d’un malaise, le constat amer d’être dans l’impasse. Les générations passées n’ont pas été assez lucides, c’est donc à eux de prendre les dispositions adéquates : « J’ai remarqué que de plus en plus de personnes de mon âge ne veulent pas avoir d’enfant pour les mêmes raisons. Notre génération se sent vraiment concernée par les enjeux écologiques et nous nous rendons compte que les prochaines années vont être particulièrement compliquées. C’est presque naturel pour nous de nous « sacrifier » pour le bien de notre planète », affirme Marion, étudiante de 21 ans.

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Source Article from https://www.lesinrocks.com/2019/02/10/actualite/societe/rencontre-avec-ceux-qui-refusent-de-faire-des-enfants-pour-sauver-la-planete-111165120/
ource : Les Inrocks – a-la-une

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